Introduction
On romantise les grands gestes, les « happy endings », l’âme sœur qui devine tout et répare tout. On finit par confondre l’amour avec un plan de sauvetage. Dans la vraie vie, personne ne vient te sauver — et personne ne devrait. La maturité, c’est comprendre que la personne qui te relève, c’est toi.
Le mythe du sauveur (et pourquoi il nous rend malheureux)
On compare nos relations à des scénarios écrits et à des photos filtrées.
On attend que l’autre « sache » sans qu’on parle, « porte » sans qu’on s’explique, « répare » ce qu’il ne peut pas comprendre.
On place notre bonheur dans les mains de quelqu’un d’autre — déception assurée.
L’amour n’est pas une bouée. C’est une rencontre entre deux personnes responsables d’elles-mêmes.
Ce que l’amour n’est pas
Un diagnostic ni une thérapie.
Un raccourci pour éviter le travail intérieur.
Une délégation de tes limites, de tes besoins, de ton estime.
Ce que l’amour peut être
Un espace sûr pour se dire vrai.
Une coconstruction (on avance côte à côte, pas l’un à la place de l’autre).
Un miroir bienveillant qui aide à grandir, sans prendre le volant.
Comment cesser d’attendre un sauveur (plan en 5 étapes)
Reprendre sa responsabilité émotionnelle
Remplace « Il/elle me fait sentir… » par « Je me sens ___ et j’ai besoin de ___ ».
Journal bref : 5 lignes/jour pour nommer émotion, besoin, action.
Clarifier ses limites
Liste 3 non négociables (respect, temps seul, gestion du conflit).
Phrase prête : « Quand X arrive, je fais Y pour me protéger. »
Demander (au lieu d’espérer deviner)
Demandes spécifiques et datées : « Peux-tu… d’ici… ? »
Remercier le geste, pas « l’intention supposée ».
Construire son autonomie
Pilier corps (sommeil, mouvement, repas simples), pilier esprit (lecture, création), pilier lien (amis ressources).
Règle : aucun jour à zéro sur un pilier.
Choisir la relation adulte
On parle à l’autre comme à un partenaire, pas comme à un sauveur.
On co-signe des solutions : « Qu’est-ce qui te va ? Qu’est-ce qui me va ? »
Conversations qui aident (exemples rapides)
Besoin : « Je me sens submergée le soir. J’aurais besoin de 30 minutes seule après le souper, puis on se retrouve. »
Conflit : « Mon intention est qu’on se comprenne. Je te propose 10 min chacun sans interruption, puis on décide d’une action. »
Empathie : « Je n’attends pas que tu me sauves, j’ai besoin que tu me voies et que tu restes près. »
D drapeaux rouges (à ne pas ignorer)
Quelqu’un qui prend le contrôle « pour t’aider ».
Qui minimise ce que tu ressens (« t’exagères »).
Qui conditionne l’amour à ta dépendance.
Ce que j’ai appris (et que Maxime a dit à notre mariage)
La beauté d’un couple, ce n’est pas un sauveur et une personne à sauver. Ce sont deux personnes complètes qui choisissent d’avancer ensemble — lucides, responsables, libres.
Conclusion
Personne ne va te sauver… et c’est une excellente nouvelle : tu reprends le volant. L’amour, alors, n’est plus une bouée, mais une force d’appui. Tu n’attends plus un héros : tu deviens la version de toi qui se relève — et qui aime depuis cet endroit solide.
—
Crédit photo : Mariage — août 2023
Créé avec ©systeme.io• Politique de confidentialité • Mentions légales